Dimitri Amilakhvari
Dimitri Amilakhvari (1906-1942) était un aristocrate géorgien devenu héros national de la France libre, incarnant le courage, le devoir et la fidélité aux idéaux de liberté. Né dans une famille princière en Azerbaïdjan, il fuit la Géorgie après l'invasion bolchévique de 1921. En 1922, il trouve refuge en France, pays auquel il consacrera le reste de sa vie.

Diplômé de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr, il rejoint la Légion étrangère en 1926. Très vite, il s'y distingue par sa bravoure, notamment lors des campagnes de pacification au Maroc. En 1939, il obtient la nationalité française.
Lors de l'appel du général de Gaulle en 1940, Amilakhvari fait partie des rares officiers de la Légion à rejoindre sans hésitation les Forces françaises libres. De Gaulle lui témoigne une grande confiance et le décrit comme l'un de ceux « qui n'ont jamais douté de la France libre ». En 1942, le général lui remet personnellement deux des plus hautes distinctions françaises : la Légion d'honneur et la Croix de la Libération — une décoration rare, attribuée à seulement 1 038 personnes.
Amilakhvari combat en Norvège, en Afrique, au Moyen-Orient, et enfin en Libye. Il se distingue à la bataille de Bir-Hakeim, puis trouve la mort le 24 octobre 1942 à El-Alamein, touché par un éclat d'obus. Son képi ensanglanté est aujourd'hui conservé au musée de la Légion étrangère à Aubagne.
Il reçut de nombreuses décorations, parmi lesquelles :
- Officier de la Légion d'honneur
- Croix de guerre 1939-1945 avec cinq citations
- Croix de la Libération
- Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieures (TOE)
En hommage à son sacrifice, la promotion 1954-1956 de Saint-Cyr porte le nom de « Promotion Dimitri Amilakhvari ».