Le berceau du vin

L'histoire de la viticulture géorgienne remonte à plusieurs millénaires. Des sources écrites en grec, en persan et en géorgien attestent de l'existence du vin en Géorgie. (Xénophon (Ve siècle av. J.-C.), Strabon (Ier siècle av. J.-C.), Procope de Césarée (VIe siècle)).
Les fouilles archéologiques menées à différentes époques sur le territoire géorgien (Chulavéri, Mtskheta, Trialeti, Bitchvinta, vallée de l'Alazani, Meskheti, etc.) ont révélé des coupes en or, argent et bronze, divers récipients en céramique, des jarres en argile, des dispositifs pour presser le raisin ainsi que des kvevris destinés à la vinification et à la conservation du vin, datés entre 3000 et 1000 av. J.-C.

La Géorgie compte environ 450 cépages autochtones. Outre le vin géorgien classique, certaines variétés sont particulièrement renommées : Saperavi, Usakhelouri, Rkatsiteli, Kindzmarauli, Tsitska-Tsolikouri, Khvanchkara, Tvishi, Ojaleshi, et d'autres. En plus des cépages locaux, des cépages importés comme le Pinot, le Chardonnay, le Cabernet Sauvignon et d'autres sont également cultivés dans presque toutes les régions de Géorgie.
La méthode européenne de vinification est bien connue en Géorgie. Toutefois, le pays possède une tradition unique de vinification en kvevri (jarre d'argile), sans équivalent dans le monde, et qui a été inscrite en 2013 sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l'humanité de l'UNESCO.
Sources:

Cependant, en 1965, sur la plaine de Chulavéri (en Basse-Karthlie), une ancienne implantation et ses ruines ont été découvertes, contenant une grande quantité de matière botanique. Parmi les trouvailles, les pépins de raisin se sont révélés particulièrement remarquables. Des chercheurs géorgiens et étrangers ont déterminé qu'il s'agissait de pépins de raisin (Vitis vinifera) issus de cépages domestiqués, datant de 5000 à 7000 ans av. J.-C., ce qui en fait les plus anciens non seulement de Géorgie, mais du monde entier.